Artisanat

Être créatrice : Histoire de l’artisanat en temps réel

Aujourd’hui, et c’est tant mieux, l’artisanat français est enfin remis à l’honneur, et de plus en plus de personnes ont conscience qu’il faut acheter « made in France », faire vivre l’économie locale et les artisans/créateurs français.

L’artisanat en France : quelques données

Définition : « Les entreprises artisanales se caractérisent par leur dimension et la nature de leur activité. Elles emploient, dans leur majorité, moins de dix salariés et doivent exercer une activité de production, de transformation, de réparation ou de prestation de service répertoriée dans le Répertoire des métiers. » Source

Quelques chiffres tout d’abord !

L’artisanat en France c’est 1 300 000 entreprises, et plus de 3 millions d’actifs au total, pour un chiffre d’affaire de 300 milliards d’euros !

48% de ces entreprises sont dans le secteur du bâtiment, 30% des services, 9% l’alimentation et 13% la fabrication.  

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Plus de la moitié d’entre eux sont des entreprises individuelles, grâce notamment à l’arrivée du statut de micro-entrepreneur, beaucoup de nouvelles entreprises sont nées et ont aussi apportée un renouveau de l’artisanat français !

Si on regarde un peu l’évolution de la structure de l’artisanat (source), on remarque de le secteur du bâtiment à baissé, au profit de l’alimentation (+46% d’évolution entre 2010 et 2020), l’alimentation (+29%) et la fabrication (+18%). C’est ce dernier qui nous intéresse le plus ici.

Par ailleurs au niveau de la consommation, une étude de l’IFOP en 2016 a révélé que 91% des Français considèrent le made in France comme une solution de préservation du savoir-faire français. Et c’est aussi une alternative écologique et sociale aux défauts de la mondialisation.

L’artisanat a de beaux jours devant lui !

L’artisane créatrice / artisan Créateur : un univers à part dans le monde de l’artisanat

Si on se penche un peu plus sur le secteur de la fabrication (13%), qui me concerne directement pour ma part, on trouve ici tous les artisans d’art, les vieux métiers, les métiers d’exception…

Par exemple, la joaillerie, la maroquinerie, le travail du verre, la ferronnerie d’art, la céramique, la couture (créations de vêtements, accessoires, costumes), la cordonnerie,  la sellerie, l’ébénisterie,… les métiers sont multiples !

Les 3 secteurs arrivant en tête des créations d’entreprises artisanales de fabrication entre 2010 et 2020 sont les créateurs de vêtements, les créateurs de bijoux et enfin les créateurs de meubles.

L’attrait pour les métiers de la création et du travail manuel a explosé ces dernières années, et notamment dans le cadre de reconversion de cadres du secteur tertiaire (12% des créations d’entreprises).

Si longtemps les métiers de l’artisanat ont été négligés, et mal vu par la société, au profit des professions dites « intellectuelles » ; non seulement on s’est rendu compte que les métiers de l’artisanat avaient une place essentielle dans la société, mais aussi qu’ils étaient moteurs d’épanouissement professionnel, beaucoup plus qu’on voulait nous le faire croire !

Les femmes et l’artisanat

Ah! Les femmes et l’artisanat, encore une histoire compliquée, malgré un rebond assez récent. Vous vous souvenez, j’ai indiqué qu’il existait 1 300 000 entreprises artisanales (chiffres de 2018), sur ce nombre, seules 23% sont  détenues par des cheffes d’entreprises féminines ! C’est encore trop peu, même si ce chiffre a grimpé en flèche ces 30 dernières années.

Aujourd’hui, 27% des apprentis sont des femmes, et elles s’orientent de plus en plus vers des métiers considérés jusqu’alors comme plutôt masculins ! Dans le bâtiment, 10% des cheffes d’entreprise sont des femmes !

On remarque aussi, en 2020, que les créateurs d’entreprise sont de plus en plus jeunes, et notamment les femmes qui représentent 28% des 25-29 ans contre 18% des 45-49 ans.

Ceci étant posé, même si les profils des entrepreneuses sont aussi variés que leurs homologues masculins, le contexte familial et sociétal influe beaucoup plus sur leur volonté d’entreprendre que pour ces derniers. En effet leurs raisons sont souvent liées à un besoin de concilier vie de famille et vie professionnelle avec plus de flexibilité, notamment par le biais de micro-entreprises.

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Épanouissement et défi personnel

Elles sont aussi à la recherche d’un épanouissement et un accomplissement qu’elles ne trouvent pas ou plus dans leur métier/travail salarié initial, l’entreprenariat devient un défi personnel et un objectif de réalisation professionnelle ! Enfin, et il ne faut pas le négliger, une part d’entre elles se tourne vers l’entreprenariat faute de trouver un poste qui leur convient : chômage, discrimination…

Enfin, contrairement à leurs homologues masculins, elles ont plus de freins à l’entreprenariat, pour plusieurs raisons, liées à leurs soucis de toujours pouvoir apporter un revenu minimal à leur foyer : elles ont peur de s’endetter, et endetter leur foyer, de ne pouvoir se sortir un salaire ou ne pas pouvoir rembourser ce qu’elles pourraient emprunter.

Souvent elles créent leur entreprise sur leurs économies personnelles (8 cheffes d’entreprise sur 10), et sont plus réticentes à emprunter pour se lancer.

Néanmoins, malgré ces blocages, elles sont 40% à recommander de se lancer dans l’entreprenariat, avec cette soif de liberté et d’autonomie ! Reste à dépasser nos peurs et OSER voir plus grand…

(En savoir plus : ici)

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